Mary & Max, le nouveau film d’animation d’Adam Elliot

Dès aujourd’hui, vous allez pouvoir découvrir en salle la très jolie rencontre épistolaire de Mary et Max.

Mary la petite australienne
“de 8 ans, trois mois et neuf jours, qui a les yeux couleur d’eau boueuse et une tache de naissance couleur caca. Sa couleur préférée est la marron et son plat préféré le lait concentré sucré, suivi de près par le chocolat. Elle fabrique des colliers avec des paquets de chips ratatinés et conduit sa vie en fonction de la couleur de sa bague d’humeur. Mary aimerait un véritable ami, qui ne soit fait ni en coquillages, ni en brindilles, ni en os de poulet”.



Mary

Et Max,
“un juif new yorkais de 159 kg, athée et souffrant du syndrome d’Asperger. Il adore les hot dogs au chocolat, le loto de New York et le magazine National Geographic.
Il possède huit survêtements de la même couleur et il est aussi grand qu’un arbre d’1m82. Max voudrait un ami qui ne soit pas invisible, un animal domestique ou une figurine en caoutchouc.”


Max

Un monde brun pour l’une, noir, blanc et gris pour l’autre.

Mais malgré ces présentations rigolotes, ne vous attendez pas à voir un Némo ou un Shreck tout en couleurs et en Bonheur.

Car cette rencontre est basée sur une histoire vraie, sur la vie, la vraie, celle qui peut parfois être noire et douloureuse, celle qui n’est pas parfaite.

Rassurez-vous, vous ne ressortirez pas de la salle complètement abattus mais attendez vous tout de même à être un peu bousculés.


AdamElliot

L’homme en noir devant l’écran, c’est lui, Adam Elliot, le scénariste et réalisateur du film.

Lors de l’avant première à laquelle j’ai été invitée la semaine dernière par Gaumont, nous avons eu le privilège de l’entendre nous parler de son film.

Son film qu’il a tout de même porté pendant 5 ans, 5 ans de préparation pour pouvoir donner vie à Mary & Max sur grand écran.

Du concept au story-board, il s’est occupé de tout ou presque : une équipe de 50 personnes était là pour travailler avec lui et produire en moyenne 2min 30 d’animation par semaine!


Max2

Et cette histoire, c’est un peu la sienne car il s’est inspiré de la relation qu’il entretien depuis plus de 20 ans avec son propre penfriend pour écrire celle de Mary & Max.

Cette dernière est bien sûr exagérée mais elle reste très similaire à la réalité puisque son Max est également un big lonely man qui vit à NYC et qui souffre du syndrome d’Asperger, une différence qu’il a tenu à nous parler dans le film.

Bien qu’il ne l’ai encore jamais rencontré “en vrai”, ils partagent eux aussi une amitié très forte et le vrai Max a bien évidemment donné son accord avant l’écriture de ce film.

Pour l’anecdote, Adam Elliot nous a raconté que bien qu’ils aient l’un et l’autre une adresse mail, ils ne l’utilisent entre eux que pour s’assurer que leurs missives soient arrivées à bon port. Les nouvelles technologies n’ont donc pas eu raison de leur échanges.
(Moi ça m’a donné envie d’écrire sur du vrai papier, avec un vrai stylo..)


Mary2

Mary, elle, “is a cross of Nana Mouskouri and a duke“, un mix entre Nana Mouskouri et un canard..

Et c’est un peu de lui aussi puisque lui même a vécu quelques unes de ses histoires étant enfant.

Tout cela fait qu’une fois plongé dans l’histoire, on arrive à oublier très vite que les personnages sont de simples morceaux de pâte à modeler.


MakingOfMax

Or face à ce genre de photos, on se rend bien compte qu’il s’agit d’une réelle performance.


MakingOfMary

Le plus long shot du film dure 45 secondes, il s’agit de la scène finale.
Eh bien il a fallut 2 semaines entières à l’animateur pour la tourner.

Et tout les personnages, accessoires et décors ont également pris un temps fou à l’équipe.
La machine à écrire de Max, par exemple, a été réalisée en 8 semaines et elle fonctionne vraiment!

D’ailleurs, si cela vous intéresse, une exposition se tient en ce moment au MK2 Bibliothèque :


Jusqu’au 13 octobre prochain,
vous pourrez y découvrir les croquis préparatoires,
le story board, le making of complet, les photos exclusives du tournage
ainsi que des accessoires originaux comme la machine à écrire de Max justement.

Je pourrais vous en parler encore mais le mieux c’est vraiment d’aller le découvrir en salle !

Bande Annonce en V.O stfr



P.S : Merci encore à Clyne et à Pingoo pour l’invitation
P.P.S : Pour les “blogophiles” avertis, je sais que le nombre de billets sur ce film pullulent sur la toile en ce moment mais ce n’est pas qu’un simple buzz bien opéré, le film vaut vraiment le déplacement, je vous assure.

7 Commentaires

  1. Tiens, je suis la prem’s :D
    Bon alors tu sais ce que je pense de ce film. J’ai aimé mais je m’interroge toujours en mon for intérieur du dedans de moi même pour savoir si j’ai VRAIMENT aimé… ce qui est sûr c’est c’est que je n’ai pas eu de coup de coeur, peut-être parce que je ne m’attendais pas du tout à quelque chose d’aussi triste. Je n’étais pas préparée à ça, et la fatigue n’a pas vraiment aidé, j’ai trouvé qu’il y avait quelques longueurs.
    Mais par contre la réalisation est sublime, décor, personnages et musique confondus ! Bravo à toute l’équipe, c’est un boulot de titan mais ça en valait la peine, ce film est une belle réussite.

  2. J’irais très certainement le voir, ne serait ce parce qu’il traite (aussi) de l’autisme et que c’est un peu mon “truc” en ce moment !

    Merci pour ton avis !

  3. Prévu dans mes prochaines sorties ciné malgré mon retard dans les salles obscures !
    Je suis complètement scotchée par le travail de titan qui a été réalisé !

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