En voyage avec Anna UrbanGirl


Après la Corse, c’est au tour de la Thaïlande de vous faire rêver grâce à ANNA, l’Urban Girl in Paris, qui a pris le temps d’écrire un long récit sur ses premières vacances passées en Asie. Installez-vous confortablement et préparez-vous au décollage..




La Thaïlande est un pays fascinant.
Avant que j’y mette les pieds, toutes les personnes qui en parlaient autour de moi m’agaçaient! Je trouvais que leurs récits étaient trop surfaits, trop clichés : l’européen de base qui part au bout du monde juste parce que rien est cher, qu’on peut faire la fête et trainer nos pattes fatiguées sur des plages de rêve !
Malgré tout, j’ai toujours eu envie d’y aller. Alors dès que j’ai pu poser plus de 3 semaines de vacances d’affilé, j’ai sauté sur l’occasion : un billet d’avion, quelques notes chipées çà et là pour orienter mon séjour et … c’est tout !
Et presque deux ans après, j’ai encore plein d’étoiles dans les yeux quand j’évoque ce voyage tant ce pays est merveilleux. Prisé des touristes du monde entier certes, mais merveilleux quand même.

Je ne sais pas trop par où commencer le récit de ces 4 semaines passées en Thaïlande. Peut-être par le début, tiens : les billets d’avion. C’est-à-dire qu’après avoir vu des prix plus qu’exorbitants sur le net, j’ai fait le pari d’aller me renseigner dans les agences de voyage asiatiques du 13ème arrondissement (quartier asiatique de la capitale donc) (je précise des fois que y’ait des provinciaux dans l’assistance) (les pauvres…) (je lol hein). Et j’ai plutôt bien fait puisque j’ai réussi à trouver un vol à moins de 800 euros, avec seulement une escale (sans trop d’heures de transit) et un retour modifiable !
Mais le low cost a un prix : j’ai voyagé sur Kuwait Airways. Pas extraordinaire, juste le minimum syndical pour se sentir à l’aise et en sécurité. Je ne suis pas certaine que je voyagerais de nouveau sur cette compagnie mais ma foi, ça faisait bien l’affaire.

Côté itinéraire, je n’avais pas défini grand chose avant mon départ. J’atterrissais à Bangkok et je voulais absolument voir de mes yeux ces plages magnifiques dont tout le monde parlait.
Du coup, ce voyage s’est cantonné à Bangkok (en deux temps), les provinces de Phuket et de Krabi, toutes deux dans le sud du pays.
Mon grand regret, c’est de ne pas être allée à Chang Mai, ville située dans le nord du pays à 1 ou 2 heures de vol de Bangkok. De ce que j’en sais, c’est beaucoup plus authentique, à l’opposé du sud du pays et des plages paradisiaques : forêt, nature sauvage, temples, ruines,… Je vous conseille vraiment de ne pas faire la même connerie que moi et d’y faire un arrêt de 3 ou 4 jours si vous le pouvez !

Comme je suis partie au mois de novembre, j’ai volontairement fait l’impasse sur Surat Thani et Koh Samui, car ce n’est pas la bonne saison pour cette région souvent inondée à cette période de l’année (préférer mars à juin pour s’y rendre).




J’ai donc passé près d’une semaine à Bangkok : 3 jours à l’aller et 3 jours avant de repartir. Cette ville est incroyable : tu peux en tomber amoureux et la détester en même temps !
C’est une vraie mégalopole à l’asiatique, immense et très contrastée, où les pauvres côtoient les riches et où les tours poussent comme des champignons.
Il y a évidemment beaucoup de choses à voir, notamment une multitude de temples (les Wat), le palais présidentiel, Big Buddha, le centre nouveau avec tous les centres commerciaux (appelés les Siams), le quartier chinois historique,… Le mieux reste encore de vous munir d’un bon guide avant de partir et de choisir selon vos goûts et vos envies les lieux à visiter.

D’un point de vue général, c’est une ville très envoutante, c’est très difficile à décrire…
C’est en même temps un enfer à cause du bruit, de la saleté, de certaines odeurs souvent nauséabondes, de la pollution, des bouchons, ça grouille de monde partout, bref, l’Asie dans toute sa splendeur ; mais à côté de ça, on est béat à chaque coin de rue (tout du moins, JE l’ai été très souvent mais il faut dire que c’était mon premier séjour en Asie) : c’est beau, c’est incroyable, c’est magique, c’est tout simplement un autre monde, une autre culture.

Même si c’est très subjectif, je vous conseille de loger dans le quartier de Khao San Road.
J’ai adoré ce quartier, bien qu’il soit rempli de touristes un peu roots, souvent venus s’installer là pour une longue période, et qu’il soit donc très festif. Bizarrement, je l’ai trouvé en même temps assez apaisant… C’est un quartier quasi-piétonnier et le soir c’est super animé : bars et restaurants, jeunes fêtards, marchés de rue.
J’ai logé dans l’hôtel Rambuttri Village : assez basique mais avec tout le confort, calme, pas cher bien évidement (environ 20 € la nuit) et avec une jolie piscine sur le toit d’un des bâtiments. Mais il y a un tas d’hôtels partout, il ne faut pas hésiter à déambuler dans les rues, à demander des infos, à visiter les chambres, à négocier les prix…
Juste à côté de cet hôtel, il y a le meilleur centre de massages du coin, le Thai Cheewa Spa : les prix sont les moins chers de la ville et les massages, surtout le thaï, sont fa-bu-leux !

Sur place, il faut se déplacer en métro dans les quartiers neufs (où le gilet sera votre meilleur ami tant les métros hypers climatisés !) ou en taxi meter, plus agréables et moins chers au final que les tuk-tuks puisqu’on paye à la distance parcourue et surtout, on n’a pas le nez dans la pollution !
Les tuk-tuks sont quand même sympas, d’autant qu’ils se faufilent plus facilement dans les embouteillages (ah oui, Bangkok est embouteillée du matin au soir et du soir au matin), mais on respire le mauvais air et on doit TOUJOURS négocier sa course (je déteste marchander). Et malgré tout, les tuk-tuks reviennent souvent plus cher que les taxis meter, car même si certains chauffeurs annoncent des prix attractifs, ils vous emmèneront faire une halte obligatoire et imposée chez un marchand quelconque ou un tailleur avec lesquels ils ont des deals. Du coup, on fait souvent des détours et la course peut durer beaucoup plus longtemps que prévu !




Question nourriture, ce qui est valable à Bangkok est valable dans tout le reste du pays : il faut manger dehors !
Mais par manger dehors, entendez dehors, genre dans la rue, comme ça, debout. Il y a partout dans les rues des marchands ambulants qui vendent des brochettes de viande, des nouilles sautées, des fruits frais, des smoothies, des glaces, … C’est ce qui coute le moins cher (1 € l’assiette) et en plus c’est un régal. Bon, si vous êtes un peu regardant question hygiène, c’est clair que c’est un peu particulier comme système, mais en ce qui me concerne je n’ai pas été malade une seule fois pendant mon séjour.
Au bout de quelques jours, on frôle l’overdose de nourriture asiatique et on a qu’une envie : s’envoyer des frites, un burger, une bonne viande rouge ou un plat de pâtes. A nous les chaines de fast food américains ! Et comme il y a des occidentaux installés un peu partout en Thaïlande, on n’a aucun mal à trouver des restaurants européens. Par contre, la qualité n’est pas toujours au rendez-vous et les prix sont plus chers (compter environ 15 € le repas).

Achetez vos boissons et les produits d’hygiène plutôt dans les petits magasins d’alimentation comme les Seven Eleven (sorte de Carrefour Market locaux), surtout vos bouteilles d’eau (évitez vraiment l’eau du robinet).

Question shopping, j’ai été globalement assez déçue de la Thaïlande. On m’avait dit que j’y referais ma garde-robe : FAUX ! Les boutiques européennes type Zara ou H&M sont beaucoup plus chères qu’en France puisque considérées comme des enseignes de luxe (lol).
Le reste oscille entre les fringues qu’on trouve à Belleville (idéal par contre pour la garde-robe « plage » : t-shirts et robes décontract’ par exemple) et le sur-mesure. C’est clair que le sur-mesure peut être intéressant mais les asiatiques ne travaillent pas forcément sur des coupes et des matières comme en France. Tout du moins, pas à mon goût. Et puis le sur-mesure prend du temps : il faut comparer, toucher, prendre les mesures, essayer, tout ça. En gros, si vous êtes intéressé par ça, il faut y consacrer au moins une journée entière.

Le quartier de Sukumvit est le temple du shopping et des centres commerciaux à Bangkok. Très honnêtement, c’est soit très cher (car luxe), soit très cheap. Vous trouverez sans doutes des trucs quand même, il faut juste ne pas s’attendre à une qualité et à une tendance hors du commun. Ce coin est également très sympa pour faire des affaires en multimédia, matériel de photo, accessoires de téléphone…
Mais globalement, il y a beaucoup de contrefaçons donc attention…




Après ces quelques jours passés à Bangkok, j’ai repris l’avion direction Phuket, une grande ile au sud du pays.
Si vous aussi vous comptez faire des liaisons internes, privilégiez l’avion : c’est rapide et pas trop cher (Air Asia ou Thai Airways). Les routes quant à elles sont souvent en mauvais état et comme il n’y a pas beaucoup d’autoroutes, ça peut prendre du temps. Voire beaucoup de temps.

Même si en apparence les choses à voir dans le coin peuvent se ressembler (finalement, une plage reste une plage), c’est un endroit magique. On y voit de jolies choses, on y rencontre des gens adorables, on y fait des balades à couper le souffle et on s’y repose sans complexe. Évidemment, c’est le temple des hôtels-clubs et c’est une destination très touristique, mais je suis de ceux qui pensent que le tourisme peut se faire de manière très différente même si on est au même endroit…

Phuket et ses alentours restent donc pour moi une très belle destination où l’on peut profiter de nombreuses excursions, comme par exemple :

    Faire le tour de l’ile, notamment la côte entre Surin et Phuket Town (en plusieurs jours hein !).

    Aller voir un match de boxe thaï au Bengla Boxing Stadium de Patong pour faire plaisir à votre moitié (en attendant, comptez vos cheveux, buvez pour oublier, mourrez).

    Passer une journée sur la jolie plage de Kata Noï, sans doute la plus belle de l’ile, et y rester pour admirer le coucher de soleil. Un de mes plus beaux moments…

    Partir en bateau dans la baie de Phang Nga pour voir la fameuse « James Bond island » et, comme les 32 380 touristes à vos côtés, jouez les James Bond Girl en sortant de l’eau. Honnêtement, cette baie vaut vraiment le détour, c’est impressionnant.

    Comme les autres 32 380 touristes du coin (encore eux), aller à Maya beach où a été tourné le film « La plage ». Je vous conseille d’y aller malgré le monde : je n’ai jamais vu une eau aussi verte de ma vie !

    Aller déjeuner au restaurant panoramique qui surplombe la baie de Kata, sur la route entre Kata et Yanui.

    Passer 2 ou 3 jours à Koh Phi Phi. Dormir. Manger. Dormir. Rêver. Manger. Rêver. Dormir. Etc…

    Faire une ballade à dos d’éléphant et du quad dans la forêt.

    Profiter de Koh Raya, une petite ile magnifique et quasi-privée (ma préférée), où vous pouvez peut-être vous payer une nuit dans un 4* de luxe avec piscine privée pour 200 € la nuit. Ou un bungalow un peu roots sur les « hauteurs » de l’ile, plus rustique mais tout aussi charmant.

    Profiter de vos derniers jours à Phuket pour passer une journée fare niente sur la plage privée Amari Coral, située à la sortie de Patong.

Comme je n’ai pas le droit de mettre ma tête sous l’eau, je ne vous dirais malheureusement rien sur les sports nautiques que vous pouvez bien évidemment pratiquer à foison dans le coin!

Bref, il y a largement de quoi faire !
Pour réserver vos excursions, rendez-vous dans des petites baraques dédiées à ça, il y en a un peu partout dans les villes. En général, l’excursion comprend le déplacement A/R (en mini-car depuis votre hôtel puis en speed boat), le repas du midi, les boissons (eau généralement) et le guide. Enfin guide, c’est un grand mot… Mais on passe en général un assez bon moment.

Vous pouvez aussi aller quelques jours sur la côte située de l’autre côté de Phuket, vers Krabi. Pour ma part, j’ai beaucoup moins aimé cet endroit, du coup je n’y suis restée que 2 jours… Trop familial, trop calme peut-être…

A Phuket, j’ai d’abord logée à Surin, petit village très agréable mais dès que la nuit tombe, c’est difficile de trouver un endroit où manger et où sortir dans les environs. Comme je n’avais qu’un scooter pour me déplacer et que les routes entre chaque ville sont parfois longues et surtout mal éclairées la nuit, j’ai préféré trouver un hôtel à Patong pour le reste de mon séjour.
Patong, c’est la ville qui bouge le plus à Phuket, ce qui veut également dire que c’est celle où il y a le plus de touristes, le plus de bruit, le plus d’animations et le plus de prostitution. Mais très honnêtement, c’est supportable si on choisit bien son quartier.
Le quartier qui longe la grande rue de Thanon Prachanukhro est à mon sens un bon compromis car il n’est pas loin du centre et du bord de mer et il est suffisamment au calme. J’ai passé presque 2 semaines au Andaman Phuket Hotel : propre, personnel hyper agréable, piscine, salle de sport, le tout pour un prix hyper attractif (environ 30 € la nuit).
Mais il y a un nombre incroyable d’hébergements aux alentours, donc là aussi n’hésitez pas à faire le tour des hôtels.

Pour vous déplacer, le scooter reste le meilleur moyen de transport. Le mieux est de louer un 125m3, au pire un 50. Disons qu’un 50m3 sera moins cher et moins difficile à trouver mais avec un 125, vous êtes assurés de gérer dans les routes en pentes (car ça monte à Phuket). N’oubliez pas de demander des casques car ils ne sont pas automatiquement fournis. Il n’y a pas besoin du permis international (un permis national suffit donc) et une caution en cash est demandée généralement.
On m’avait dit que les thaïlandais roulaient comme des malades, personnellement je n’ai pas eu cette impression. La principale « difficulté » c’est qu’on roule à gauche !
Quant à l’essence, elle n’est pas chère et même si vous pouvez vous réapprovisionner sur le bord de la route dans de petites stations « clandestines » qui vendent des bouteilles de gasolina, privilégiez quand même les pleins dans les grandes stations essence, vous paierez moins cher.

Encore un dernier petit conseil avant votre départ : inutile de vous mettre à l’anglais intensif avant de partir car les thaïs parlent super mal anglais et le comprennent encore moins bien. C’est une véritable galère parfois, mais au final on s’en sort quand même ;)

S’il n’y avait qu’une seule chose à dire sur la Thaïlande (parce que bon, j’ai un peu monopolisé la parole là), c’est qu’il y en a pour tous les goûts. Vraiment.
(ouais je sais, c’est nul comme conclusion)

▼▼▼ Les articles qui en parlent sur mon blog :
Bangkok
Phuket, Krabi & Koh
Sawatdi
La ville des anges

▼▼▼ ANNA

3 Commentaires

  • Miiiiiii j’imprime tout ça directement pour mes vacances!! Merci Anna (et Kriss) ^_^
  • 6 années ago
    Je suis tellement d’accord, Bangkok tu l’aime à la folie et tu la déteste en même temps ! Cette ville m’a rendue dingue (et ce billet me donne très envie d’en rédiger un aussi, finalement)
  • 6 années ago
    Merci pour toutes ces infos enrichissantes. Par contre il me semblait qu’à Koh samui la saison des pluies terminaient en septembre. Donc normalement il ne pleut pas en novembre et au contraire c’est à koh phi phi qu’il pleut à cette période. En même apparemment les pluies viennent le soir pour rafraichir donc ce n’est pas vraiment gênant.

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